Signal #1 — Le numéro premium ou la plateforme
Beaucoup de numéros qui apparaissent en haut de Google sont des plateformes qui sous-traitent à des artisans non identifiés. Le travail est souvent bâclé, le prix toujours élevé.
Préférez un serrurier local, identifiable, avec adresse physique vérifiable, numéro d'entreprise BCE et avis clients étalés sur plusieurs années.
Vérifiez le numéro BCE sur kbo-bce.economie.fgov.be. C'est gratuit et instantané.
Signal #2 — Pas de devis avant déplacement
Un serrurier sérieux annonce une fourchette tarifaire au téléphone. S'il vous dit « on verra sur place », fuyez : c'est la porte ouverte à toutes les majorations.
Notre règle : un prix annoncé au téléphone est un prix engagé. Sauf imprévu majeur, vous payez ce qu'on a dit.
Signal #3 — La proposition de tout casser
Si l'intervenant arrive et propose immédiatement de percer la serrure (à 200 €) puis de la remplacer (à 500 €) sans avoir essayé un crochetage, c'est un signal d'alerte.
L'ouverture non destructive réussit dans 95 % des cas. Le perçage doit toujours être justifié et expliqué.
Signal #4 — Pas de facture détaillée
Une facture digne de ce nom mentionne : nom et numéro d'entreprise, date et heure, type d'intervention, pièces remplacées (avec marque), main-d'œuvre, TVA détaillée, garantie écrite.
Si on vous tend un papier griffonné, refusez. Et signalez à l'inspection économique du SPF.
Signal #5 — Pression à payer en liquide
Un professionnel accepte la carte, le virement ou le liquide selon votre choix. Si on vous force au liquide, c'est qu'on cherche à éviter la traçabilité.
Nous acceptons toutes les méthodes courantes : Bancontact, Visa, Mastercard, Payconiq, virement, liquide.
Signal #6 — Le « collègue » qui passe par hasard
Une technique classique : l'intervenant appelle un « collègue » avec « plus d'expérience » qui arrive pour finaliser — et facture en plus. C'est un piège de vente.
Un seul intervenant, un seul devis, un seul prix.
Que faire si vous suspectez une arnaque
Refusez de signer, refusez de payer en liquide. Demandez une facture officielle. Photographiez le véhicule, notez la plaque.
Si la pression devient insistante, appelez la police au 101. Une simple présence policière met fin à 99 % des situations.